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La joie de l’amour

« LA GRACE AGIT AUSSI DANS LEURS VIES » (Amoris Laetitia, La joie de l’amour, n° 291)

Le pape François a donné le 19 mars 2016 aux communautés chrétiennes du monde entier une exhortation apostolique « Amoris Laetitia » sur l’amour dans la famille, dans le prolongement et en s’appuyant sur la richesse du synode sur la famille. Ce texte traite notamment de la situation des divorcés et divorcés remariés.

Ce texte est exceptionnel pour plus d’une raison. Par la méthode de travail qui a fait participer tant de communautés (dont notre paroisse), par son caractère très ecclésial : ce texte appelle à la responsabilité de chacun, dans son rôle, les pasteurs, en particulier les évêques, et aussi toutes les communautés, les parents et en définitive chacun de nous. Il est exceptionnel aussi parce qu’il ne faut pas « en attendre une législation générale canonique », applicable partout indistinctement. Il s’adresse aux familles avec tendresse, y compris celles qui sont abimées ou souffrantes. Il recentre tout sur l’Evangile.

Il appelle au discernement responsable face la diversité des situations. On ne peut pas s’arrêter à seulement considérer si l’agir d’une personne répond ou non à une loi (n°304). Se contenter de cela ne permet pas de discerner la fidélité à Dieu. « L’Eglise n’est pas une douane, elle est maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile ». Jésus Christ veut une Eglise attentive au bien que l’Esprit répand au milieu de la fragilité : une Mère qui, en même temps qu’elle exprime clairement son enseignement objectif, « ne renonce pas au bien possible, même si elle court le risque de se salir avec la boue de la route » (n°308). Ne pas occulter l’idéal chrétien de la famille, mais accompagner tous les couples avec une charité fraternelle.

Les pasteurs doivent nous aider à assumer la logique de la compassion avec les personnes fragiles et à éviter les persécutions ou les jugements trop durs ou impatients. Personne ne peut être condamné pour toujours parce que ce n’est pas la logique de l’Evangile (n°297).

Les prêtres doivent accompagner un discernement selon les orientations des évêques (n°300). Nous sommes tous dans notre communauté renvoyés à notre responsabilité, en tenant compte de la réalité du lieu.

S’agissant des divorcés remariés, même si l’Eglise comprend que toute rupture du lien matrimonial va à l’encontre de la volonté de Dieu, elle est également consciente de la fragilité de nombreux de ses fils. « Illuminée par le regard de Jésus Christ, elle se tourne avec amour vers ceux qui participent à sa vie de manière incomplète, tout en reconnaissant que la grâce de Dieu agit aussi dans leurs vies » (n°291). Ils sont dans l’Eglise, ils sont aimés, nous sommes invités à changer notre regard et à ouvrir nos coeurs, et non à nous comporter comme des juges qui se contentent, trop facilement, d’appliquer une norme.

Soyons sûrs que le Seigneur rejoint et porte avec chacun de nous nos misères, les transforme, et nous aide à les dépasser ; c’est cela la miséricorde.

« La joie de l’amour »
Le groupe Zachée poursuit sa lecture de « la Joie de l’Amour », exhortation apostolique du Pape François post synode sur la famille. En étudiant le chapitre 4 « l’Amour dans le Mariage », nous avons constaté la grande beauté de ce texte. Il s’agit d’un message concret, qui prend en compte le quotidien des couples. Pas d’idéalisation du couple, mais au contraire une lecture attentive et bienveillante sur le quotidien des couples, qui jaillit à toutes les pages.

Le Pape nous invite au réalisme, à l’action concrète et à l’espérance.

Partant de l’hymne à l’amour que l’on trouve dans la première épitre de Saint Paul aux Corinthiens (1Co 13), le Pape commente cet idéal de l’amour et l’applique au couple, dans la simplicité, sans mettre l’objectif hors de portée, sans jugement, sans culpabilisation, mais au contraire pour montrer avec réalisme et sans exclure de nombreux conseils simples et optimistes, que le couple, bien qu’imparfait, est en progression continue. Dans sa faiblesse, il est icône de l’amour de Dieu dans la Trinité.

Pour que cet amour soit vrai et nous permette de poursuivre le chemin, il nous faut reconnaître que « l’amour cohabite avec l’imperfection » et admettre qu’il nous faudra tout le chemin de la vie pour approcher l’idéal de cet hymne à l’amour.

Pour cela, comprenons que l’amour est actif, dynamique, qu’il cherche à faire du bien à l’autre, qu’il ne peut attendre que l’autre change, soit comme on voudrait… Dans la faiblesse de chacun, nous pouvons admirer, et même contempler, la beauté de l’autre. Ensemble, le couple peut alors cheminer en progressant dans l’amour même qui le lie ; cela ne va pas sans gestes concrets : chercher à rendre heureux, lui laisser son champ personnel, le traiter avec tendresse, l’écouter, lui pardonner et lui demander pardon, bannir l’agression même verbale ou les mots durs, bannir la domination de l’autre et admettre qu’on n’est pas d’accord sur tout, qu’on n’est pas toujours dans le même rythme, souffrir avec l’autre parfois. « Prendre le langage aimable du Christ » (n°100).

Chacun en est capable, encore faut-il s’accepter soi-même, son histoire, se pardonner à soi-même (n°107).

L’amour est la contre-culture d’un monde de domination, d’ombres, de violences et de paroles agressives.

Nous est promis alors un chemin, peut-être pas idéal, semé d’embuches, mais dont l’amour est icône de l’amour de Dieu même.

Ce chapitre transpose au couple l’hymne de Saint Paul aux Corinthiens. En réalité, ce chemin concret est pour tout état de vie ; il est à méditer, pour nos familles, nos communautés et tous les cercles sociaux dans lesquels nous vivons.

Ce chapitre est offert à tout jeune foyer, à tout vieux couple, à tout membre d’une communauté.

Le groupe Zachée est ouvert, vous pouvez le rejoindre quand vous le voulez.
Nous continuons la lecture de ce beau texte.

Christophe BAULINET
Pour le groupe Zachée

 

Paroisse Saint-Jean-Bosco - Paris - 2011